La lutte contre l’aluminium au Kashipur

En décembre 2008, les villageois du Kashipur ont amorcé un dharna, une manifestation qui prend la forme d’un sit-in devant la porte d’un contrevenant pour obtenir que justice soit faite, notamment pour arrêter le développement du site minier.  Organisateur de la manifestation, Debaranjan Sarangi affirme qu’« en décembre 2008, Aditya Birla Company ne détient toujours pas un permis environnemental ou un permis d’extraction du gouvernement fédéral, mais la compagnie tente quand même de compléter la construction du site minier de la bauxite ».

Sarangi est activement impliqué depuis plusieurs années dans Prakrutik Sampad Surakshaya Parishad (PSSP). Cet organisme lutte avec la population contre l’extraction minière au Kashipur, région située au nord-est de l’Inde dans le district d’Orissa. Le 15 janvier 2009, la police a brusquement mis fin à cette manifestation.

Hindalco, sous-traitant du géant industriel Aditya Birla Group, continue, malgré la résistance, les travaux en vue de l’extraction de la bauxite. En dépit du cinquième amendement de la Constitution indienne garantissant aux Adivasis le droit à la propriété de leur terre et qui prohibe le transfert de ces terres à qui que ce soit, le gouvernement d’Orissa ne prend pas position sur cette question constitutionnelle.

Le gouvernement d’Orissa collabore avec Aditya Birla Group pour le développement économique de la région. Ainsi, Patnaik, le gouverneur d’Etat d’Orissa poursuit le développement de la région « en respectant les gens qui y vivent ».

Wilfred D’Costa, le Secrétaire de la coordination de l’Indian Social Action Forum, organisme chapeautant plus de 600 organisations communautaires, affirme que « Patnaik promet des emplois aux Dalits et aux Adivasis. Or, les populations locales n’ont rien eu comme compensation ou comme emploi. Les deux communautés se font offrirune petite somme d’argent pour quitter leur terre».

Entre 1999 et 2005, le taux d’emploi a diminué de 20%.  La vision de l’entreprise d’extraction minière est, selon Rajashree Birla, présidente du centre d’Aditya Birla pour les initiatives communautaires et le développement rural, « de contribuer activement au développement économique et social des communautés dans lesquelles nous opérons. Nous voulons offrir une meilleure qualité de vie aux plus vulnérables de la société ».

Pour continuer la lecture de cet article, veuillez télécharger l’Upstream Journal.  Cette publication est totalement gratuite !  Pour y avoir accès, cliquez sur le journal.


0 Responses to “La lutte contre l’aluminium au Kashipur”



  1. Leave a Comment

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s





%d bloggers like this: