La Souveraineté Alimentaire

souval1C’est sous cet intitulé que s’est déroulée cette année la 12e édition des journées québécoises de la solidarité internationale (JQSI). C’est donc dans le but de dresser un constat de la situation de l’alimentation au niveau planétaire que se sont réunis plusieurs spécialistes de la question à Montréal du 12 au 23 novembre 2008. Au cœur de la problématique des conférences qui se sont tenues se trouve le principe de la souveraineté alimentaire qui est un concept  qui fut développé et présenté pour la première fois par Via Campesina lors du Sommet de l’alimentation organisé par la FAO (l’organisme des Nations unis pour l’alimentation et l’agriculture) à Rome en 1996 et dont l’un des ex-fondateurs, José Bové, faisait partie et qui fut présent à la conférence d’ouverture des JQSI.
Brièvement, la souveraineté alimentaire est l’idée selon laquelle chaque pays et les populations qui le composent devraient avoir le droit ultime de mettre en place les politiques agricoles les mieux adaptées à leurs besoins et non pour répondre à ceux d’un marché international qui s’avère souvent injuste dans la répartition des richesses. La souveraineté alimentaire est donc une rupture par rapport à l’organisation actuelle des marchés agricoles mise en œuvre par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) visant à dicter les politiques agraires des pays, et plus particulièrement celles des pays du Sud. Le point central de cette rupture est le fait que les petits producteurs ne sont plus en mesure de pouvoir vendre ou acheter les biens alimentaires essentiels du fait de la fluctuation de leurs prix sur le marché international. Et cela même si plus de la moitié de la population mondiale, soit environ 52%, est considérée comme faisant partie de la paysannerie.
Les solutions proposées par les panelistes lors de la conférence d’ouverture, dont André Beaudoin,qui est secrétaire général de l’Union des producteurs agricoles du Québec (UPA) fait partie, est de développer une agriculture en fonctions des besoins locaux et non des marchés internationaux et de faire pression sur nos gouvernements pour qu’ils cessent d’appuyer les monopoles détenus par les grandes multinationales agro-alimentaires. Dans cette même optique, ils proposent d’approfondir et d”exporter le système de gestion de l’offre mis au point au Québec visant à garantir un prix égal pour chaque producteur en fonction de chaque denrée.

souval2Au final, le plus important est d’arriver à revaloriser le travail des agriculteurs et à réorienter leur production dans l’optique de pouvoir assurer la sécurité alimentaire pour tous puisqu’il est déjà reconnu que la production alimentaire actuelle pourrait suffire aux besoins mondiaux, mais qu’il n’en est pas le cas dû aux nécessités du marché.
Pour en savoir plus sur la souveraineté alimentaire ou sur les Journées québécoises de la solidarité internationale, vous pouvez visiter les liens suivants:

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